9 – L’empowerment

Le mot ‘empowerment’ n’a pas de traduction française convenable ; il combine à la fois deux dimensions, le pouvoir (avec ‘power’), et le processus individuel et collectif pour y accéder (dans le préfixe ‘em’ et le suffixe ‘ent’)1.
Avec l’empowerment il faut regarder la société non pas dans son ensemble2 mais en considérant les ressources dont disposent les citoyens. Ceux-ci doivent prendre conscience individuellement et collectivement que la domination ‘venant du haut’ n’est pas immuable mais qu’ils peuvent et doivent être à l’origine d’actions et de structures pour s’exprimer et acquérir le pouvoir de surmonter cette domination dont ils font l’objet.


(1) – D’après Hélène Balazard, docteur en Science politique à l’
Unité cohérence territoriale et cohésion sociale du CEREMA de Lyon, chercheure associée à la chaire UNESCO « Politiques urbaines et citoyenneté ». En France, on traduit parfois ‘empowerment’ par ‘capacitation’, mais dans ce mot il manque la dimension de ‘pouvoir’, ou alors par ‘autonomisation’, qui n’est guère meilleur.
(2) – C’est assez inhabituel en France où « le pouvoir est plutôt vu comme autorité et puissance, détenu unilatéralement par quelqu’un qui incarne la souveraineté du peuple3 tout entier4 ».
(3) – Plutôt la ‘souveraineté nationale’ que populaire (voir la différence dans la ‘Note 1’ : « La démocratie (tentative de définition) ».
(4) – Intervention d’Hélène Balazard aux ‘Rencontres de l’Observatoire de la jeunesse’, en 2013 / Voir podcasts sur le site de l’INJEP.

 

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