1 – Introduction

L’idéal de démocratie n’existe pas ; le chercher vainement risque de se traduire chez les citoyens par du découragement, voire de la résignation. La démocratie est une quête permanente car elle est en évolution constante mais jamais aboutie ; c’est également un ‘désir’1 en ce sens qu’elle fait ‘l’objet d’un défaut’1. C’est aux citoyens et aux élus de la faire évoluer en imaginant et en multipliant des procédures participatives qui leur permettraient de coopérer librement et équitablement. C’est le but de cette réflexion sur la mise au point d’une gouvernance partagée.

Dans les chapitres qui suivent, plusieurs structures participatives sont passées en revue ; à la population de décider si elles lui conviennent. Mise à part la création d’une ‘Assemblée communale’ rassemblant élus et non-élus, les autres structures sont assez classiques. Toutefois, ces propositions ne sont pas limitatives ; les citoyens pourraient très bien imaginer2 tout autre chose, du moment qu’ils y trouvent les moyens d’exercer leurs droits d’interpellation des élus et de contrôle sur les décisions qui les concernent. Il faut se rappeler que la politique n’est pas le fait des seuls élus (qui font beaucoup pour la rendre complexe et obscure) mais de tout le monde ; il est temps de remettre les relations humaines (même conflictuelles) au cœur de la politique.

(1) – Termes utilisés par Marc Crépon – Voir ‘Sources documentaires – Ouvrages’
(2) – En regardant par exemple des démarches citoyennes alternatives qui se développent aujourd’hui : ‘Empowerment’ (voir ‘Note 9’), ‘Community organizing’ (voir ‘Note 10’), etc.

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